Jour 1 : première escale à Dubaï

Dubaï - 2 août 2010 | ドバイ - 2010年8月2日

Posté le 24 septembre 2010 à 18h47

C'est ici que commence notre voyage. Pour aller au Japon, nous avons en effet voyagé sur Emirates au départ de Düsseldorf. Si nous avons choisi cette compagnie, c'est parce que nous n'avons pas trouvé moins cher cette année, ayant acheté nos billets d'avion un peu tard (nous avons payé 1600 euros A/R pour deux).

Un petit mot sur Emirates... On dit que c'est l'une des meilleures compagnies au monde. Je n'ai pas voyagé sur suffisamment de compagnies pour l'affirmer, mais ce que je retiendrai surtout, c'est que la nourriture était très bonne [pour de la nourriture d'avion]. Emirates sert des spécialités du pays de destination, ce qui est fort appréciable. Contrairement à JAL l'année dernière, nous avons ainsi eu droit à des plats japonais.
C'est avec plaisir que je voyagerai à nouveau sur Emirates. 

Nous sommes donc arrivés à Dubaï vers 5h30. L'aéroport nous en met déjà plein la vue. Tout est monumental, tout brille. De hautes colonnes, du marbre, des horloges Rolex... C'est un peu too much, mais c'est impressionnant.
Le passage au contrôle d'immigration est un peu long parce qu'il y a du monde. On nous prend en photo comme au Japon, mais on ne prend pas nos empruntes digitales. On nous demande d'où on vient et ce qu'on vient faire à Dubaï. Le personnel -des hommes uniquement lors de notre passage- est habillé en robe blanche traditionnelle (dishdasha), avec un tissu blanc sur la tête tenu par une couronne.
Une fois notre visa de 30 jours obtenu, on part directement vers le retrait des bagages pour s'assurer que les nôtres ne sont pas là ! Ils doivent être automatiquement transférés sur l'autre vol, mais on veut quand même vérifier, au cas où... Finalement on ne les verra pas, donc tout va bien. 

Nous n'avons pas encore mis un pied dehors que l'islam est déjà bien présent. On trouve de nombreuses salles de prières séparées hommes/femmes. On entendra plus tard des appels à la prière dans l'aéroport, ce qui n'est pas à notre goût, mais on n'a pas le choix, ça nous est imposé. {#undefined}

Notre premier objectif est de trouver un distributeur automatique de billets car nous n'avons pas fait de change en France. Ce n'est pas un problème, ils sont très nombreux à Dubaï. Il ne nous faudra pas longtemps pour en trouver un à l'aéroport.

Comme il est encore un peu tôt pour prendre le métro, on en profite pour prendre la température dehors. Le pilote a annoncé 37° à l'atterrissage. On constate qu'il fait effectivement très chaud, mais ça reste encore supportable.
Il fait par contre plutôt froid dans l'aéroport. On verra que c'est une habitude à Dubaï, la clim étant souvent poussée un peu trop fort.

On se dirige ensuite vers le métro. Il est tout neuf, certaines stations sont encore en construction, mais heureusement, il s'arrête où nous voulons aller. Une employée nous explique où il faudra descendre, et elle nous vend directement les tickets magnétiques rechargeables sur les bornes. C'est très pratique et facile à comprendre.

Pour cette escale, nous avons prévu de visiter Bur Dubai, le quartier historique de la ville.
Nous nous arrêtons à la station Khalid Bin Al Waleed. Nous apercevons Burj Khalifa au loin, mais la visite n'est prévue qu'au retour. D'ici, nous sommes censés partir vers Bastakiya, mais nous avons beaucoup de mal à nous repérer sur le plan du Lonely Planet. Nous partons à plusieurs reprises dans de mauvaises directions. Le temps passe et il fait de plus en plus chaud. Nous retournons plusieurs fois dans la station de métro pour nous mettre au frais et pour acheter des boissons.

Nous arrivons finalement au Basta Art Cafe, première étape de notre programme. Nous entrons dans la cour pour constater qu'il est malheureusement fermé. Nous en profitons quand même pour faire quelques photos du magnifique quartier de Bastakiya mais nous ne nous y attardons pas. Nous continuons ensuite notre promenade en direction de Dubai Creek.

Nous passons devant des boutiques d'électronique. Comme nous sommes les seuls touristes, tous les vendeurs viennent vers nous pour nous proposer des cartes mémoire et des objectifs pour mon appareil photo. Je n'aime pas trop ça donc j'essaie de marcher vite pour les éviter.

   

Nous arrivons à Dubai Creek. Nous avions prévu de faire un tour en abra (bateau traditionnel), mais nous n'en voyons pas et il commence à faire trop chaud. Nous décidons de prendre un taxi pour aller au Burjuman Centre. Situé à côté de la station de métro Khalid Bin Al Waleed, ce centre commercial était le plus prestigieux de Dubaï avant la construction du Dubai Mall (le centre commercial à côté de Burj Khalifa).
Le Burjuman Centre est grand mais presque vide. On y croise quelques femmes habillées d'un niqab noir. On les voit entrer dans des boutiques telles que Zara. Plus étonnant encore, on les voit acheter des vêtements occidentaux à la mode, parfois des tenues plutôt courtes.

Il est presque midi, nous décidons de manger dans le centre commercial. Nous avions repéré un restaurant de nouilles asiatiques, mais nous irons finalement chez le voisin, Japengo Café. On y sert essentiellement de la cuisine japonaise, mais pas seulement ! La carte est tellement impressionnante que nous avons du mal à choisir. Nous prendrons un curry japonais, l'un des meilleurs que nous avons mangés jusqu'à maintenant. Les plats sont copieux et pas chers (55 dirhams, soit environ 11 euros pour un curry japonais).
Tout comme à l'aéroport, nous entendrons ici un appel à la prière. La musique du restaurant est arrêtée à cette occasion. On ne s'y fait décidément pas !

Après le repas, nous partons visiter le Dubai Museum. C'est ce que j'avais programmé pour l'après-midi car j'avais pensé qu'il ferait trop chaud pour nous promener dehors. Nous essayons quand même d'y aller à pied, mais au bout de quelques dizaines de mètres, je suis déjà à la limite de faire un malaise. Nous entrons dans un supermarché pour acheter des boissons et pour respirer un peu avant de prendre un taxi.
Le musée n'est pas très loin, à une distance que nous parcourons facilement à pied habituellement, mais là, c'est trop difficile. Le chauffeur nous fait payer 10 dirhams alors que son compteur affiche 5 dirhams. On a l'impression de se faire arnaquer mais c'est pas grave, c'est quand même pas cher (ça correspond à environ 2 euros).
Nous voilà donc au Dubai Museum. Situé dans un ancien fort (le bâtiment le plus ancien de la ville), ce musée est très intéressant car il montre comment Dubaï s'est développé. Malheureusement, je pensais qu'il serait possible d'y passer une partie de l'après-midi, mais même en prenant notre temps, la visite n'a pas duré une heure.

Nous tentons alors une promenade autour du musée. Les rues sont désertes, tous les magasins sont fermés, mais nous croisons quand même quelques touristes courageux. Nous allons jusqu'au souk de Bur Dubai, puis nous repartons à nouveau vers le Burjuman Centre, puisqu'il n'y a visiblement rien d'autre à faire à cette heure de la journée. Nous ne croisons aucun taxi dans les rues que nous empruntons, et comme nous nous rapprochons de plus en plus du centre commercial, nous décidons de finir la route à pied.
Nous venons de parcourir 2 kilomètres à pied alors qu'il fait plus de 45°. Si j'avais dû rester quelques minutes de plus dehors, j'aurais certainement fait un malaise. La température va écourter notre journée à Dubaï : nous repartons finalement à l'aéroport car je me suis senti très mal et je ne veux plus prendre de risque avant de nous envoler pour le Japon. {#undefined}

       

Cette première journée à Dubaï a été très dépaysante. Si nous n'avons pas pu respecter notre programme, nous avons quand même vu le Dubaï authentique, bien loin des quartiers bling-bling qui font la réputation de la ville. Ce n'est cependant pas la bonne période de l'année pour y aller, mais ça nous le savions déjà avant de partir. Nous nous posons quand même des questions sur les deux jours que nous allons passer à Dubaï au retour, en plein ramadan. Comment ferons-nous alors qu'il sera interdit de boire en public et que la plupart des magasins n'ouvrirons que le soir ?

En attendant, direction le Japon où il fera 10° de moins !

5 commentaires

Posté par voodoo le 24 septembre 2010 à 19h40
voodooTrès bon article ! Ça me rappelle plein de souvenirs.
Concernant le musée, c'est vrai que la visite est rapide. Par contre il est intéressant et pas cher (seulement 3 dirhams par personne, soit 0,60 euros).
On se rend compte que Dubaï était encore qu'un village de pêcheurs en plein désert il y a quelques dizaines d'années.
Et pour la chaleur... je confirme. C'est un peu comme si on était dans un sauna, mais avec le soleil qui tape en plus. Attention aux coups de soleil !
Les boissons achetées au supermarché étaient chaudes en quelques minutes.
Posté par Momiji le 25 septembre 2010 à 16h35
moi j'aurais pas non plus supporté la chaleur! déjà quand ici il fait 30°c c'est tendu!
pour tes photos c'est marrant car certaines me font penser a Aladin c'est dingue! par contre ça doit faire bizarre de voir ces rues désertes même flippant non?
Posté par voodoo le 25 septembre 2010 à 20h33
voodooFlippant non, mais bizarre oui. On se demande surtout si on est pas un peu fou d'être dehors, quand tout le monde reste au frais.
Aladdin ! Pour la deuxième escale, ça ne te fera plus du tout penser à Aladdin.
Posté par aquakitten le 25 septembre 2010 à 20h35
aquakittenNon, c'est pas du tout flippant. Quand je dis que c'était désert, il y avait quand même des ouvriers (des étrangers sous-payés) qui travaillaient en plein soleil.
Posté par voodoo le 26 septembre 2010 à 11h35
voodooOui, les pauvres ! Ce sont souvent des indiens (d'Inde ).

Ajouter un commentaire

Nom / おなまえ
Message / メッセージ
Recopier les caractères ci-contre / 文字を写して下さい